Pensamiento creativo

Qui sommes-nous?

L’Homme est un mystère

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Quelque soit notre stade d’évolution, nous sommes en quête de réponses à de nombreuses questions existentielles. Les religions sont sensées apaiser ces questions. A sa manière, la science essaye aussi de répondre à ce besoin qu’a l’Homme de savoir… Grâce à ces deux voies que représentent la sciences et la religion, l’Homme évolue dans sa quête vers l’épanouissement total. Il ne faut donc pas ignorer ce besoin intrinsèque que nous avons de savoir “pourquoi“…

Les personnes qui décident de s’ouvrir au mystère, notamment en remettant en question des concepts acquis par la société, s’exposent aux critiques des sceptiques. Elles sont fondées sur la peur. La peur que quelqu’un puisse bouleverser un fonctionnement qui parait stable et donc sécurisant. Ces Hommes qui veulent partager une philosophie de vie doivent souffrir pour prouver leur bonne foi. Ils doivent, par cette souffrance, prouver qu’ils font fit de leur intérêt personnel. Diffamés, harcelés, torturés, assassinés, persécutés, ces Hommes ont tellement souffert pour partager leurs idées que lorsqu’on se remémore leur vie, on ne comprend pas toujours ce qui à motivé leur persécution ou leur assassinat.

Gandhi, Jésus, Mère thérésa, Bouddha, Nelson Mandela, Martin Luther King et bien d’autres…

Par différentes voies, ils ont compris qui Il était. Ils ont voulu le partager. Mais, il semblerait que lorsque on veut diffuser un message hors du commun, il faille utiliser la souffrance comme vecteur de communication. Il semblerait que l’Homme se sente rassuré quand il reçoit un message d’une personne qui souffre.

Nous avons peur de ce que nous ne connaissons pas. On nous apprend tellement de chose que nous avons pris cette habitude de rejeter l’inconnu. Notre apprentissage disqualifie notre ressenti. Cette ressource qu’est notre ressenti devrait normalement équilibrer notre force. Même si nous n’accordons pas l’importance qu’il faudrait à notre ressenti, nous ne pouvons pas l’ignorer complètement. Oui, car, nous rions, nous pleurons, nous aimons, nous avons peur, nous nous méfions, nous faisons preuve de gratitude, nous croyons, nous faisons confiance et parfois même, nous lâchons prise…

Le ressenti, c’est lorsque, par autre chose que l’expérience, l’observation, l’apprentissage ou les suggestions d’un tiers, vous ressentez ce qu’il y a de meilleur pour vous. Vous aurez envie de me dire que je suis précisément entrain de vous suggérez quelque chose. Vous avez raison. Mais c’est vous qui créez cet instant. La question n’est pas – Qu’est-ce que je suis entrain d’essayer de vous apprendre? – mais plutôt – Que suis-je entrain de vous rappeler?

Certaines personnes qui passent sur ce site ne vont pas du tout accrocher à ce qui y est écrit. Ce n’est pas un problème…

L’âme cherche Dieu autant que la chaleur cherche la hauteur, ou l’eau la mer. Le pouvoir de chercher et le désir de chercher sont les propriétés inhérentes à l’âme.
Et l’âme ne perd jamais son chemin, pas plus que l’eau ne va vers le haut.
Prophète Bien-aimé de Kahlil Gibran (lien)

Dieu, c’est nous, c’est toi, c’est vous! Depuis la nuit des temps, nous faisons cette erreur de nous distinguer de Dieu. Pourtant, nous lui attribuons des comportements biens humains, sans nous en rendre compte.

Paradoxalement, nous pensons que Dieu est tout puissant. Mais en même temps, Il a certaines faiblesses propres à l’Homme…
Il serait la cause de certains évènements mais pas d’autres. Quand il y a un miracle, c’est Dieu… Quand il y a une catastrophe, c’est l’Homme. Il reste des idées obscures à propos de Dieu. En effet, Il ne sait pas ce que nous voulons, c’est pourquoi nous devrions le prier pour lui préciser ce que l’on veut et éventuellement obtenir son aide? Car Il ne l’octroie pas toujours. En tout cas une chose est sur, c’est que c’est pas celui qui prie le plus qui reçoit le plus d’aide de sa part… Il arrive souvent que des croyants prient pour obtenir ce que d’autres obtiennent sans la moindre prière. C’est interpelant. D’autant plus que ça ne décourage pas les pratiquants…

J’ai déjà fait référence à ces citations mais, je trouve intéressant qu’elles apparaissent ici aussi…

“Si tu veux progresser, accepte de passer pour un imbécile ou un dément”
Epictète

“L’essence de la philosophie est qu’un homme devrait vivre de manière à ce que son bonheur dépende aussi peu que possible de causes extérieures.”
Epictète

Dieu n’est pas quelqu’un. Dieu est tout. Il est même ce qui contient le tout. Il est l’eau et le verre qui la contient. Il est le vide que laisse l’eau dans le verre quand elle n’est plus là.

Nous sommes des êtres/l’être divin qui est en phase de se rappeler qui Il est.

Qui sommes-nous? Rappelez-vous en…

Allons-nous encore avoir besoin d’attendre un martyr pour nous remettre en question? Certains attendent encore le Messie ou l’Elue. Mais que pourra-t-il faire de plus qui n’a déjà été fait. La souffrance comme moyen de communication ne nous impressionne plus. Des terroristes se font sauter presque tous les jours pour servir leur cause qu’ils croient vraie.

Les Hommes connaissent leurs faiblesses. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que ces faiblesses sont intiment liés à la connaissance qu’ils en ont. Autrement dit nos faiblesses ont vu le jour au même moment que nous en avons pris connaissance… Notre faiblesse, c’est “ce que nous savons”. C’est dans ce sens que vont les précédent articles.

Notre force se trouve dans le doute… et paradoxalement, notre force se trouve dans le savoir… Car lorsque nous doutons de ce que nous savons, nous nous rappelons de ce que nous savions!

L’Homme est parfait mais, il a volontairement fait le choix de l’oublier pour pouvoir exister…
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Peut importe le moyen par lequel nous allons y arriver pour autant que nous puissions douter sainement… Les certitudes qui résultent de notre apprentissage et de notre expérience sont comme une prison virtuelle dans laquelle nous enfermons notre potentiel le plus profond et le plus divin. La connaissance de notre potentiel n’est pas quelque chose que l’on apprend mais quelque chose dont on se rappelle. C’est d’ailleurs à cette seule fin qu’est nécessaire l’expérience et l’apprentissage… Le doute fait alors place à des certitudes qui prennent leur source au plus profond de notre ressenti. Ces certitudes, à l’inverse des autres, sont source de vie et d’épanouissement. La remise en question des évidences apprises permet l’accès au mystère, cette prise de recul permet de rentrer dans le champ de tous les possibles…

Le mystère n’est pas un concept qui représente forcement un danger. S’ouvrir au mystère revient à s’ouvrir à sois-même en premier… Nous sommes un mystère…

Il est clairement plus facile de proposer une philosophie de vie basée sur des points de vue partagés par la majorité des gens. C’est sécurisant d’entendre ou de lire des textes qui confirment ce qu’on nous a toujours inculqué. C’est d’ailleurs tout aussi sécurisant d’entendre des textes ou des propos mystiques car cela permet de créer un équilibre entre deux possibilité qui coexistent entre elles. En effet le mystère ajoute du crédit au rationnel. Le mystère est attractif et la raison sert de “garde-fou”…
Soyons raisonnable, n’est-ce pas?

Je sais que je ne le suis pas. J’ai surtout choisi de ne pas l’être. Mais une chose est certaine, c’est que de ne pas être raisonnable a considérablement amélioré ma vie. C’est pour cela que je tiens tellement à partager ce vécu. Et je suis loin d’être un martyr, que du contraire…

Namaste

6 commentaires »

  Aurore wrote @

Très bel article. Comme toi, je n’adhère à aucune religion, à aucune philosophie car je crois que “Dieu” est en chacun de nous et qu’en quittant la lumière pour entrer dans l’ombre (le monde de l’illusion), nous avons reçu tous les outils nécessaires pour retrouver la lumière. Le Créateur a placé en nous tout ce dont nous avons besoin pour faire face à chaque situation dans l’existence. Il nous a équipé d’une sorte de laboratoire intérieur dans lequel nous pouvons entrer et travailler. Donc, cela ne sert à rien de prier Dieu quand cela va mal en espérant obtenir son aide puisque les ressources sont en nous. Nous devons seulement prier pour demander la lumière qui nous dira la meilleure manière d’utiliser nos outils.
Quant au doute, c’ est notre moteur, c’est cela qui nous fait avancer. Le jour où nous ne douterons plus, nous serons devenus des “sages” !
J’aime les gens comme toi qui ne pensent pas comme tout le monde et qui osent l’ exprimer sans craindre les jugements et les critiques.
C’est cela la liberté d’expression et l’affirmation de soi. Bravo.
Bisou à toi. Aurore

  dieuautrement wrote @

Cher Pensamiento,
Article intéressant, en effet.
Je peux témoigner que pendant des années, j’ai douté de mon ressenti, de mon intuition, à cause de mon éducation, depuis ma petite enfance. Je faisais de gros efforts pour intégrer ce qu’on m’enseignait, et “avaler la pilule” si je puis dire, alors qu’au fond de moi je ressentais le contraire.
Petite, j’adorais les animaux et cela me répugnait de les manger, mais je me forçais, car on m’avait dit que sinon j’allais mourir, et comme c’était ma famille, pour moi, c’étais forcément vrai!
J’ai cru à cette affirmation sans la remettre en question, jusqu’au jour où à 23 ans, j’ai rencontré des végétariens de naissance en pleine santé!

Cette histoire est à l’image de ce que nous faisons souvent, accepter des choses sans les remettre en question, parce qu’elles ont été affirmées par des “autorités”.
De même, adolescente, passant mes vacances près de la frontière espagnole, on m’a emené voir de nombreuses corridas. J’étais horrifiée intérieurement, mais je n’osais rien dire, car toute ma famille adorait ça, et je croyais que c’était moi qui avait un problème…J’ai essayé de m’endurcir, mais heureusement, je n’ai pas réussi…
Il m’a fallu beaucoup de temps pour ré-apprendre à faire confiance à mon intuition, à écouter mon ressenti, et je témoigne que cela a complètement transformé ma vie.
Souvent on n’ose pas exprimer qui on est vraiment, parce qu’on veut être “conforme” pour être aimé, ou du moins ne pas être jugé, rejetté.

Mais le piège, c’est que lorsqu’on est conforme, qu’on se met dans le moule, on n’est pas aimé pour autant, et on contribue au maintien de l’esclavage mental, non seulement de nous-même, mais des autres aussi;

Quelqu’un a dit : “Je préfère être detesté pour ce que je suis, qu’aimé pour ce que je ne suis pas;”

Je ne sais pas si les grandes âmes que tu as cité avaient vraiment choisi la souffrance comme moyen de communication.
Et je crains aussi qu’on puisse croire que la conséquences de ne pas être conforme est de souffrir, dans le sens d’être malheureux.
Si ces grandes âmes ont fait ce choix, c’est justement parce qu’elles avaient un amour immense, un coeur plein de compassion et une grande sagesse, et que leur JOIE était dans ce don d’elle-même, leur Paix intérieure était dans le fait d’être fidèle à elles-mêmes. Même si c’est vrai qu’elles ont connu la souffrance.

Par contre, je ne comprends pas ce que tu as voulu dire par là, peux tu en dire plus? Merci :
“Les Hommes connaissent leurs faiblesses. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que ces faiblesses sont intiment liés à la connaissance qu’ils en ont. Autrement dit nos faiblesses ont vu le jour au même moment que nous en avons pris connaissance… Notre faiblesse, c’est “ce que nous savons”. C’est dans ce sens que vont les précédent articles.

Notre force se trouve dans le doute… et paradoxalement, notre force se trouve dans le savoir… Car lorsque nous doutons de ce que nous savons, nous nous rappelons de ce que nous savions!”

  pensamiento creativo wrote @

Chère Lénah,

Merci pour ton témoignage…

Je veux dire par là que notre éducation tente de nous apprendre “ce que nous sommes” dés notre naissance et même avant…

Nos parents, les parents de nos parents, la société, etc… nous apprend des tas de choses sur nous. Et cet apprentissage nous marque tel un tatouage. Il vient recouvrir notre plus belle enveloppe. Nous pensons alors connaitre nos limites. Nous pensons connaitre nos faiblesses. Nous les connaissons tellement bien que nos pensées témoignent fidèlement de cette connaissance. Et notre pensée est créative… Dés notre naissance et même avant, nous voilà entrain de créer nos limites et nos faiblesses avec l’aide de nos pairs plus anciens…

Alors finalement, notre plus grande faiblesse réside dans la pseudo connaissance que nous en avons…

Quand j’ai su que j’étais faible à ce moment précis, je le suis devenu…

Je pense qu’il en va de même pour tout.

Alors, oui je pense que notre force est dans le doute. Toute personne capable de douter de ses faiblesses peut se rappeler qu’il fort, qu’il est sans limite.

Alors si nous pouvons douter de ce que nous savons, peut-être allons-nous nous rappeler de ce que nous savions…

(J’ai répondu à ta question?)

Au plaisir Lénah…

Namaste

“Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.”
Mark Twain

  dieuautrement wrote @

Cher Pensamiento,
Oui, je comprends mieux. Ce qui m’a gêné, c’est le mot doute, qui, pour moi, est l’opposé de la foi. “Le doute est secrété par l’ego qui refuse ce qui va entraîner sa destruction.” (je ne me souviens plus de l’auteur)
Le doute pour moi, c’était aussi douter de moi-même, douter, justement, de mon ressenti!
Mais je comprends que le doute dont tu parles, c’est la remise en question. C’est le courage intellectuel de se dire qu’on n’a pas forcément raison, qu’on ne sait pas tout, et que notre vision n’est peut-être pas juste.
Tu vois ce qui se passen aux Antilles? Ca un rapport, pour moi, avec ce que tu as dit plus haut. J’appelle cela l’effet Obama. Un peuple dont l’esprit avait été formaté depuis l’esclavage à la croyance en son incompétence, incapacité, infériorité, moindre valeur que les peuples à peau blanche, s’est réveillé en voyant que le président du pays le plus influent du monde est une personne à la peau noire.
Je suis bouleversée par ce qui se passe, je trouve que c’est extraordinaire, c’est un véritable réveil, une prise de conscience que ce qu’on leur a toujours répété, – leurs familles même! – les limites mentales qu’ils s’étaient inconsciemment posées, ont sauté, ou du moins se sont sérieusement fracturées.
Le peuple antillais est en train de se re-créer, de se re-définir, d’aller vers la compréhension de Qui Il est vraiment.
Mon souhait est que cela aille plus loin que des augmentations de salaires.

  Inwé wrote @

Ton article est trés intéressant.
Le mystère m’a toujours attiré même s’il me fait vraiment peur. Pour moi, Dieu n’existe pas, c’est une invention des Homes pour se rassurer dans des moments difficiles. C’est une forme d’Espoir. L’espoir n’est pas toute forme de vie sur cette Terre ?; l’espoir nous forme, nous guéri, nous rassure… Je trouve que l’adolescence est le moment le mieux dans notre vie, c’est à ce moment où tu regardes le monde qui t’entoure, où tu le critiques. La plupart du temps, nous ne sommes pas d’accord avec le système, nous nous forgeons un opinion souvent contradictoire avec celui des adultes, “du gros de la troupe”. Cependant, au fil du temps, plus on grandit et plus on oublie cet opinion, si durement gagné, pour rejoindre celui du monde. On devient raisonnable.. Je dirais que c’est une forme de maladie.. Il faut forcément être comme tout le monde si l’on veut être accepté, on ne réfléchit plus… On s’oublie.. Il y a bien sur des exceptions ! Tout système a ses rebelles ! Eh bien je dirais que ces rebelles sont les adolescents, bien qu’ils soit souvent .. agressifs. Mais dans la société, ce sont eux qui comprennent le plus, qui fouillent et trouvent les failles, les faiblesses..
Les personnes différentes sont rejetés alors que cela devrait être celles que l’on devrait le plus écouter.
Par contre, je n’ai pas du tout compris la citation: “L’Homme est parfait mais, il a volontairement fait le choix de l’oublier pour pouvoir exister…”
Exister ? Et désolé mais je suis totalement contre le fait que l’Homme soit parfait.

  pensamiento creativo wrote @

Merci pour ton commentaire Inwé,

Je me permet de te renvoyer à cet article qui s’intitule : le conditionnement social. A te lire, je pense que nous nous rejoignons sur certain points. Tu me diras ce que tu en penses.

Tu parles de Dieu et tu penses qu’il n’existe pas. Je pense que “Dieu” est avant tout un mot utilisé par une multitude de personnes et de communautés qui lui confèrent une signification parfois très différente en fonction de croyances diverses. Dés lors, je peux comprendre que tu remettes en question ce concept.

La question que je me pose est celle-ci : que représente le concept de Dieu pour toi?

Ce site parle d’une philosophie de vie ou “Dieu” n’a pas la même signification que dans les religions où on l’évoque. Il existe des similarités, certes.

Cette philosophie de vie a la particularité de chercher et de reconnaitre le “Dieu” qui est en nous. (cfr : Dieu (1ère partie) ) et non pas un Dieu qui serait une Entité distincte et supérieure à l’Homme…

“Par contre, je n’ai pas du tout compris la citation: “L’Homme est parfait mais, il a volontairement fait le choix de l’oublier pour pouvoir exister…”

Pour comprendre cela, je t’invite à lire cet article : “Les deux enfants“. Dis moi si tu fais le lien avec la cette phrase que tu ne comprends pas.

Au plaisir de te lire Inwé…

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