Pensamiento creativo

Qui sommes-nous?

Une mère

Je dédie cette chanson à ma maman qui a été et qui est encore tout ça…

Une mère

une mère,
ça travaille à temps plein,
ça dort un œil ouvert,
c’est d’garde comme un chien,
ça court,
au moindre petit bruit,
ça s’lève au petit jour,
ça fait des petites nuits,

c’est vrai,
ça crève de fatigue,
ça danse à tout jamais,
une éternelle gigue,
ça reste,

au prés de sa couvée,
au prix de sa jeunesse,
au prix de sa beautée

une mère,
ça fait ce que ça peut,
ça ne peut pas tout faire,
mais ça fait de son mieux

une mère,
ça calme des chamailles,
ça peigne d’autres cheveux
que sa propre broussaille

une mère,
c’est plus comme les autres filles,
ça oublie d’être fière,
ça vit pour sa famille,

une mère,
ça s’confine au bercaille,
c’est prit comme un noyaux dans le fruit de ses entrailles,

une mère,
c’est là qu’ça nous protège,
avec les yeux plein d’eau,
les cheveux plein de neige,

une mère,
à un moment ça s’courbe
ça grince quand ça s’penche
ça n’en peut plus d’être lourde

ça tombe,
ça se brise une hanche,
puis rapidement ça sombre,
c’est son dernier dimanche,

ça pleure,
et ça fond à vue d’œil
ça atteind la maigreur
des plus petits cercueils

oh bien-sure,
ça veut revoir ensemble,
toute sa progéniture,
entassée dans sa chambre,
et ça fait,
semblant d’être encore forte,
jusqu’à s’que son cadet,
ait bien refermé la porte,

et lorsque,
toute seule ça se retrouve,
ça attend dignement,
que le firmament s’entrouvre,
et puis, là,
ça se donne le droit,
de fermer pour une fois,
les deux yeux à la fois,

une mère,
ça devrait pas partir,
mais on y peut rien faire,
mais on y peut rien dire,

Lynda Lemay

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3 commentaires »

  Aurore wrote @

Très bel hommage à la Maman : c’est tellement vrai ce que dit Lynda Lemay. Qu’est-ce qu’une mère ne ferait pas pour ses enfants…et souvent au détriment de son propre épanouissement, de sa santé, de son travail et même de son couple.
Difficile de trouver le juste équilibre et d’apprendre à lâcher prise…Mais avec l’âge et la maturité, on y arrive ! Et alors on comprend qu’on ne doit pas élever ses enfants pour soi-même, mais pour eux car ils ne nous appartiennent pas : nous n’avons fait que les mettre au monde et leur chemin, ils doivent apprendre à le faire seul. L’expérience est la mère de toutes les sciences : ils trébucheront, comme nous, et ils se relèveront, comme nous et trouveront leur propre chemin…
Et puis, ils ont un Papa aussi qui a un rôle important à jouer…
Namaste Pensamiento.

  Isabelle Dys wrote @

J’ajouterai à tout ce que dit très justement Aurore que la seule force que l’on puisse leur donner c’est notre amour, “même trop, même mal” comme chantait J.Brel dans “La Quête”.
Ils sont venu apprendre avec nous, de nous et nous apprenons à leur contact, parce qu’ils sont des êtres complets avant de nous rejoindre et que c’est ce partage qui fait l’expérience.
Personnellement, je suis heureuse de pouvoir donner à mes fils, encore jeunes, une vision du monde plus ouverte où les choses ont un sens.

Une mère c’est l’accueil, la nourriture et puis une invitation à l’envol…

Lumière à toi Pensiamento.

  Amanda wrote @

Tout a été dit, et si bien, ci dessus que je n’ai rien à ajouter, sauf que moi aussi j’ai été très sensible à ce magnifique poème, ce beau portrait de mère.
Personnellement, je pense que c’est grâce à nos enfants que nous apprenons, que nous évoluons, car voulant faire pour un mieux, nous nous remettons sans cesse en question pour être plus à l’écoute ..N’est ce pas un magnifique cadeau qu’ils nous font?
Avec toute mon amitié,
Amanda


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