Je dédie cette chanson à ma maman qui a été et qui est encore tout ça…
Une mère
une mère,
ça travaille à temps plein,
ça dort un œil ouvert,
c’est d’garde comme un chien,
ça court,
au moindre petit bruit,
ça s’lève au petit jour,
ça fait des petites nuits,
c’est vrai,
ça crève de fatigue,
ça danse à tout jamais,
une éternelle gigue,
ça reste,
au prés de sa couvée,
au prix de sa jeunesse,
au prix de sa beautée
une mère,
ça fait ce que ça peut,
ça ne peut pas tout faire,
mais ça fait de son mieux
une mère,
ça calme des chamailles,
ça peigne d’autres cheveux
que sa propre broussaille
une mère,
c’est plus comme les autres filles,
ça oublie d’être fière,
ça vit pour sa famille,
une mère,
ça s’confine au bercaille,
c’est prit comme un noyaux dans le fruit de ses entrailles,
une mère,
c’est là qu’ça nous protège,
avec les yeux plein d’eau,
les cheveux plein de neige,
une mère,
à un moment ça s’courbe
ça grince quand ça s’penche
ça n’en peut plus d’être lourde
ça tombe,
ça se brise une hanche,
puis rapidement ça sombre,
c’est son dernier dimanche,
ça pleure,
et ça fond à vue d’œil
ça atteind la maigreur
des plus petits cercueils
oh bien-sure,
ça veut revoir ensemble,
toute sa progéniture,
entassée dans sa chambre,
et ça fait,
semblant d’être encore forte,
jusqu’à s’que son cadet,
ait bien refermé la porte,
et lorsque,
toute seule ça se retrouve,
ça attend dignement,
que le firmament s’entrouvre,
et puis, là,
ça se donne le droit,
de fermer pour une fois,
les deux yeux à la fois,
une mère,
ça devrait pas partir,
mais on y peut rien faire,
mais on y peut rien dire,
Lynda Lemay


Très bel hommage à la Maman : c’est tellement vrai ce que dit Lynda Lemay. Qu’est-ce qu’une mère ne ferait pas pour ses enfants…et souvent au détriment de son propre épanouissement, de sa santé, de son travail et même de son couple.
Difficile de trouver le juste équilibre et d’apprendre à lâcher prise…Mais avec l’âge et la maturité, on y arrive ! Et alors on comprend qu’on ne doit pas élever ses enfants pour soi-même, mais pour eux car ils ne nous appartiennent pas : nous n’avons fait que les mettre au monde et leur chemin, ils doivent apprendre à le faire seul. L’expérience est la mère de toutes les sciences : ils trébucheront, comme nous, et ils se relèveront, comme nous et trouveront leur propre chemin…
Et puis, ils ont un Papa aussi qui a un rôle important à jouer…
Namaste Pensamiento.