Pensamiento creativo

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Ivan

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Commentaire d’Yvan à propos de l’article : la pensée créative consciente


Je mets progressivement en pratique depuis deux mois, depuis la lecture de “Conversation avec Dieu” ce “changement d’éclairage ou de place” dont parle Isabelle Dys. Je constate en effet la transformation que provoque ce changement de posture intérieure.
D’abord l’expression du désir, dans l’unification pensée/émotion, fait apparaître à la conscience les résistances à la pensée positive, les limitations que l’on s’impose inconsciemment. Les automatismes de la pensée négative (la posture de victime plaintive par exemple), les résistances à la liberté (”non ça ce n’est pas pour quelqu’un comme moi”). Tous les “Non !” intérieurs.
Ensuite, la recherche, passionnante mais pas si évidente, de mes désirs fondamentaux. Car on a pris l’habitude, dans ces désirs, de distinguer les rêves et les demandes. Dans ces dernières, on se limite à ce que l’on estime pouvoir se procurer par soi-même, tout ce qu’on voit COMMENT réaliser. Or ici l’exercice proposé ne concerne que le QUOI, sans se préoccuper du COMMENT qui n’est pas de notre ressort. Retrouver l’esprit de la “lettre au Père Noël”… ou de la prière, de la foi inconditionnelle pour ceux qui connaissent cela. Ce n’était pas mon cas et j’apprends à sentir comme “en processus de réalisation” les désirs que j’exprime, ainsi que l’explique Pensamiento Creativo.
La foi c’est, à mon sens, ce qui remplit cet espace (temporel) mystérieux entre l’expression du désir et la manifestation de sa réalisation. Cette certitude que Rhonda Byrne propose même de simuler, au début au moins. Jouer à “on dirait que…”, comme les enfants le font. Une façon de court-circuiter le doute et ses effets négatifs.
Cela m’intéresserait – et m’aiderait – grandement que les visiteurs de ce beau site (ou de son forum) témoignent, non d’une façon conceptuelle, mais plutôt d’une façon personnelle de la façon dont ils ont su dépasser ces résistances dont je parle. Et de quelles façons ces effets se sont manifestés concrètement, dans leurs transformations intérieures mais aussi dans les évènements de leur vie et leurs relations. Merci à vous.

Yvan

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3 commentaires »

  Lénah wrote @

Cher Yvan,
Moi aussi je passe par ces mêmes découvertes intérieures de tous les “barrages inutiles” que je me mets, et les auto-limitations et autres auto-sabotages.
Ce qui m’empêchait de m’en libérer, c’est que, bien que cela fait des années que j’ai commencé à faire ce travail d’auto-observation, je me jugeais durement lorsque je voyais mes coins d’ombres, cela déplaisait fortement à mon “ego spirituel” qui n’aimait pas cette image “spirituellement non correcte” ou alors je culpabilisais, voire me détestais parce que je n’étais pas “à la hauteur”.
Difficile dans ces conditions d’être très motivée à me regarder en face! C’est Conversations avec Dieu, et surtout Love Without Conditions (Course of Miracles, Paul Ferrini) qui m’ont encouragée à regarder et accueillir avec tendresse et compassion tous mes coins d’ombre. Également le collectif Ashtar qui décrit d’une façon merveilleuse comment les faiblesses et les difficultés que nous vivons se révèlent à nous parce qu’elles ont besoin de notre amour pour guérir.
De la même façon qu’une mère regarde avec tendresse et compréhension la bêtise faite par son tout-petit, j’ai appris à faire de même avec tous mes “manquements”. On connaît tous le comportement d’un enfant qui se comporte mal pour avoir l’attention de sa mère!
C’est l’ego qui s’identifie. Lorsqu’on arrive à ressentir notre Véritable Identité immuable derrière toutes les pensées chaotiques et les émotions qui en découlent, Notre Véritable Nature Divine peut prendre dans ses bras avec amour et compassion, le petit Homme qui se bat avec ses conflits intérieurs.
Ce qui m’aide le plus, c’est d’apprendre à m’aimer moi-même, pas dans un sens égotique, mais dans ce que je viens de t’expliquer.
Ce qui m’aide aussi beaucoup, c’est l’amour de la Vérité. A partir du moment où j’ai commencé à ressentir que connaitre la Vérité était la porte vers la Liberté, ce désir-là me porte et m’aide à aller au-delà des peurs de l’égo. Regarder la vérité en face fait mal à l’égo, et je m’aperçois que plus on prend cette habitude de rechercher la Vérité, plus l’égo perd de sa force, et ça devient presque un plaisir de le sentir résister, râler. (Un maître hindou a dit : tout ce que l’ego te dit de faire, fait exactement le contraire…)
CAD le dit très bien quand il parle de la Vérité. Commencer à se la dire à soi-même (le plus dur, je crois! Et le plus traître, quand on ne le fait pas) pour finir par la dire à tous.
Exemples concrets?
Le mois dernier, quand j’ai appris que Neale venait en France au Festival de Cabourg, j’ai eu le sentiment puissant qu’il fallait que j’y aille. Mais le prix : 200€! Je venais tout juste de m’inscrire à une activité qui me tenait beaucoup à cœur et que j’avais arrêtée depuis presque 30 ans, assez onéreuse… et mes revenus à ce jour sont modestes. Alors je me suis dit : “ma fille, tu ne peux pas tout avoir”. Et puis, par la grâce de Dieu, j’ai vu ma pensée auto-limitative. Alors j’ai prié : Seigneur! J’aimerai bien aussi aller voir Neale! Et je me suis sentie aimée, comprise, confiante.
Le lendemain, ma mère âgée me téléphone pour me dire qu’elle était allée prendre son billet pour partir en Provence pour des vacances, et que la SNCF lui ont annoncé qu’elle avait accumulé suffisamment de points-voyage sur sa carte Senior ce qui fait que son billet, contre toute attente, ne lui coutaît plus que 10euros, et qu’elle voulait me donner la différence pour que je m’offre quelque chose, soit…200euros!
Si c’est pas de la Pensée Créative ça….!
J’ai bien aimé comment tu as analysé la différence entre le QUOI et le COMMENT. C’est si vrai!
En m’observant, j’ai remarqué que je priai Dieu de me donner telle ou telle chose, mais que parallèlement, le mental cherchait les façons et sources possibles pour qu’elle soit exaucée… Avec son humour habituel, Dieu m’a montré combien Il était créatif!
Il y a quelqu’un temps, nous avons eu une facture lourde imprévue, sans savoir comment la payer. J’ai prié mon Dieu intérieur de m’aider à lâcher mes peurs de “Manque”, en luttant pour ne pas chercher des sources possibles, “raisonnables”. Quelques jours plus tard, je reçois la somme nécessaire par une source à laquelle je n’aurais jamais pensé : le Trésor Public!!! (un trop perçu)
Alors maintenant, je laisse faire la Créativité Divine, et j’attends avec une curiosité amusée et confiante de voir ce qui va se passer.
Un dernier exemple qui ne concerne pas l’argent, pour ne pas tomber dans le travers de beaucoup… J’étais à la recherche d’un ami spirituel avec qui avoir de profonds échanges concernant notre chemin spirituel, pour s’entre aider, se confier, etc… Je l’ai trouvé en la personne d’un prisonnier chargé du nettoyage des cellules du Couloir de la Mort au Texas, dont un des camarades de travail savait qu’il cherchait un ami spirituel et qui avait trouvé dans la poubelle d’une cellule, une carte avec un texte spirituel que j’avais envoyée à un condamné à mort. Il l’a donc donné à cette personne, qui m’a écrit, et qui est devenu l’ami spirituel que je cherchais ! Et le plus merveilleux, c’est que je continue à rencontrer de plus en plus “d’âme soeur”!
Un scénario invraisemblable, pas vrai?
Sur le chemin spirituel, les pas les plus difficiles sont les premiers, à cause du doute et des barrières mentales. Une fois qu’on arrive à les faire, avec l’aide de la prière et de livres lumineux comme CAD, on a des retours si extraordinaires et merveilleux, qu’on fait les suivant de plus en plus facilement, avec de plus en plus de confiance. Tout est inter-relié, il faut briser le cercle vicieux de la peur et de la haine de soi-même pour entrer dans le cercle lumineux, la spirale montante de l’Amour. J’ai compris que je doutais de Dieu, de la Vie, de moi-même, parce que je ne m’estimais pas digne d’être aimée. Et j’ai compris que je ne m’estimais pas digne d’être aimée, car mon concept de l’Amour était pollué par cet erreur fondamentale. Nul n’a à être digne d’Amour, car l’Amour est SANS CONDITIONS.
Que la Paix soit avec toi,
Lénah
http://dieuautrement.wordpress.com/

  Ivan wrote @

Chère Lénah,

Tu as pleinement répondu à l’appel à témoignage que j’avais laissé il y a quelques mois. Tu as su illustrer de façon très concrète comment la vie avait répondu à tes besoins et avec quelle créativité. Tu as choisi des exemples très spectaculaires, “invraisemblables” comme tu l’écris, mais je suis convaincu qu’il y en a bien d’autres, plus ou moins visibles, par lesquels la vie quotidienne a pu répondre à tes désirs, plus ou moins forts. comme pour chacun de nous.

J’ai particulièrement apprécié dans le dernier paragraphe comment tu mets l’accent sur les freins intérieurs qui nous privent de ces bienfaits. “Sur le chemin spirituel, les pas les plus difficiles sont les premiers, à cause du doute et des barrières mentales.” Les différents personnages qui s’agitent en nous convergent dans un même refus d’adhérer à la réalité , de dire “oui” de ce qui nous est donné. Parmi ceux-là l’”ego spirituel” que tu cites est un des plus puissants car des plus séduisants. le refus de ce que nous sommes aujourd’hui est à la hauteur de l’image idéale que nous, “chercheurs spirituels”, nous imposons comme objectif à atteindre. Sur ce sujet de la quête spirituelle comme obstacle à la réalisation, je recommande le site de Thierry Vissac : http://www.istenqs.org. Sa lucidité intransigeante peut être d’une grande aide.

Contre toutes ces formes de refus par le jugement, la comparaison, toutes les gesticulations mentales, oui il y a un antidote : l’amour. Mais pour “briser le cercle vicieux de la peur et de la haine de soi-même”, il me semble nécessaire de prendre d’abord quelques distances avec l’ego. Pour moi, la méditation est un premier pas vers l’attitude neutre du témoin, l’accueil bienveillant, la conscience sans jugement. Cette attitude bienveillante est pour moi la terre sur laquelle cet amour inconditionnel dont tu parles pourra éclore.

L’amour ne se donne pas, il ne se reçoit pas. Il est. Comme le dit CAD, les relations personnelles, amoureuses ou autres, n’ont pas pour raison d’être de nous compléter,mais de nous permettre de partager notre propre sentiment de complétude. La relation amoureuse, l’acte d’amoureux ne mènent pas à l’état d’amour ; c’est l’état d’amour, ressenti comme notre état fondatemental, qui mène à l’action et à la relation, au partage. Il n’y a pas d’autre choix, j’ai vérifié !, comme toi, comme nous tous.

Merci encore pour ton partage, Lénah.
Fraternellement,
Ivan

  dieuautrement wrote @

Cher Yvan,
Merci pour ta très belle réponse qui m’a touchée : Oh! Arriver à ressentir sans interruption que “l’état d’Amour est notre état fondamental! “Celui qui demeure dans l’Amour…” Pendant longtemps, j’ai fait cette erreur de chercher à rester en Dieu mentalement, par la pensée. Mais la Réalité est au-delà de la pensée. Elle est justement ce qu’il y a derrière la pensée. Et on est tellement attaché à nos “précieuses” petites pensées qu’on ne voit pas que c’est justement le mental qui voile la Réalité.
Je partage avec toi le délicieux moment de la méditation, ou je peux tout déposer et où tout s’éclaircis. Dans ces moments privilégiés, je m’aperçois de plus en plus fortement que l’ego lui-même n’est qu’une pensée, il n’a pas plus de réalité, c’est juste une pensée plus “teigneuse” que les autres! Quand dans ces moments de lucidité je le vois tel qu’il est, il me fait rire!
Je voulais partager quelque chose que je vis actuellement et qui confirme ce que je t’ai dis plus haut, à savoir que ce sont les premiers pas les plus difficiles. A cause du mental, encore, et la peur de l’inconnu. On préfère s’accrocher à nos vieilles habitudes mentales, source de souffrance, et on n’a pas confiance dans la parole des maîtres qui nous encouragent à expérimenter d’autres choix : depuis que j’ai commencé ce travail ardu de m’aimer moi-même, de considérer avec compassion et tendresse mes faiblesses, mes coins d’ombres, de leur donner de l’amour et puis de faire un nouveau choix, il se passe une chose étonnante: lorsque je vois les travers d’une personne, un comportement que j’aurai trouvé avant ridicule ou méprisable, je ressens maintenant une grande tendresse, je trouve cela “mignon”,comme une mère qui voit son enfant faire une bêtise ou dire un mot incorrectement. Le jugement s’effrite et à la place il y a un espace merveilleux d’amour, de compassion et de paix, je vois un autre aspect de moi-même vivre les expériences de ses choix, et je n’ai pas envie de la juger.
Que la Paix soit avec toi,
Lénah


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