Essayer de comprendre “le pourquoi” et “le comment” n’est-ce pas l’inverse de la pratique du lâcher prise?
Dés que nous venons au monde, nous entrons directement dans un processus de conditionnement imposé par nos pairs plus âgés. Ce conditionnement nous détourne directement de “qui nous sommes vraiment”. C’est une bonne chose puisque c’est la le sens de notre vie en tant qu’Homme. Pourtant, des indices viennent souvent nous rappeler notre véritable nature. Il nous arrive de confondre ces indices avec le hasard… Lorsque que l’on est confronté à cette philosophie de vie complètement hors du commun, il est compliqué de balayer cette éducation qui nous ait transmise depuis notre naissance. On pourrait presque dire que nous avons des réflexes. (A ce propos, voir le commentaire d’Yvan sur cet article : Dieu (1ère partie))
C’est compliqué de passer du raisonnement au ressenti. C’est compliqué de “lâcher prise”. C’est compliqué d’avoir foi en quelque chose qui remet en question ce que l’on nous inculque depuis la nuit des temps. Je pense qu’il est impossible de se déconditionner sans tenir compte de notre fonctionnement réflexe. J’entends par fonctionnement réflexe, les attitudes que nous avions l’habitude d’adopter face à l’adversité avant d’avoir accès à cette philosophie de vie.
Nous avons appris à raisonner. Nous avons appris à mettre notre sensibilité de côté pour régler les problèmes graves. Et bien, de mon point de vue, je pense que nous devrons commencer par raisonner pour réapprendre à ressentir…
Lorsque nous voulons faire marche arrière avec un train lancé à toute vitesse, il y a plusieurs étapes :
Nous décidons de faire marche arrière et nous freinons. Et c’est la :
1ère étape
Mais le train à besoin de plusieurs km pour freiner. Ce qui veut dire que nous allons toujours dans la même direction alors que nous avons décidé de faire marche arrière.
Celui qui ne se rend pas compte de cette étape se décourage car, alors qu’il regarde déjà dans la bonne direction, son train s’éloigne… Alors, déçu, il se retourne et repart dans ce qu’il pense être la bonne direction.
Je pense qu’avant même de se retourner, il faut observer son train ralentir… et c’est :
La 2ème étape
Ensuite le train s’arrête… Nous pouvons nous retourner et ressentir car jusqu’à présent nous étions dans la direction du raisonnement…
Le train s’arrête, nous nous retournons et c’est :
La 3ème étape
Puis, il faut quitter le wagon de tête qui est devenu maintenant, le wagon de queue et se rendre au wagon de queue qui maintenant devenue le wagon de tête. C’est :
la 4ème étape
Mais le train est toujours à l’arrêt… Nous avons toujours le choix de la direction…
Ensuite, lorsque nous sommes dans le wagon de tête, nous redémarrons pour faire marche arrière mais en fait, nous faisons marche avant puisque nous regardons dans la bonne direction (”bonne” direction car c’est celle que nous avons ressentie/choisie). Le train prendra longtemps avant d’atteindre sa vitesse de croisière. Sans doute aussi longtemps qu’il lui aura fallu pour s’arrêter… Et lorsque enfin nous avons démarré, nous avons passé
la dernière étape…
Quelque soit la direction que nous choisirons, nous retournerons à Dieu car nous ne l’avons jamais quitté. Mais le bonheur qui nous ait offert en tant qu’Homme, c’est le chemin. Alors choisissons le chemin qui nous rendra heureux…
Pour ma part, je pense que je suis à la 2 ème étape…
(Cet article est une réponse que j’ai postée sur le forum du site “Conversation avec Dieu“)
Regardez cette vidéo très intéressante : Sogyal Rinpoché


Ton texte me parle énormément Pensamiento.
J’ai l’impression d’avoir choisi la bonne direction et d’être sur le chemin mais bizarrement, je me pose encore des “pourquoi” et des “comment”. Le train roule mais pas encore à sa vitesse de croisière car mon conditionnement le freine encore. Je sais, pour l’avoir expérimenté, que la solution est dans le lâcher prise mais les vieux réflexes prennent encore parfois le dessus.
C’est un peu comme si j’étais entre deux wagons !
Comme toujours, ton texte est très parlant. Merci beaucoup.
Aurore