Dieu (1ère partie)

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Au fil des articles, vous aurez remarqué que de nombreuses fois, il est fait allusion à Dieu. Je pense qu’il serait intéressant pour les lecteurs que je sois plus clair quant à la signification que je donne à ce terme, car celui-ci peut être représentatif de beaucoup de choses.

Si je trouve cela important, c’est aussi parce que dans la réflexion que je partage avec vous, je ne prône aucune appartenance religieuse. Cela dit, je respecte toute religion sans m’interdire de poser un regard critique au sujet des différents projets qui sont proposés au sein même de celles-ci.

Différents Hommes ont propagé une idée grandiose qui a donné naissance à de multiples religions. Ces Hommes ont une histoire, une époque et finalement un contexte de vie dont les enjeux nous échappent partiellement ou totalement . Ils ont propagé leur idée en tenant naturellement compte des mœurs de leur époque. Ils ont pris des risques car quelque soit leur manière de communiquer, leurs idées ne pouvaient faire autrement que de déranger. Ils se sont, pour certain, exposés à un harcèlement acharné à un point tel qu’ils en sont morts. Parfois dans d’horrible souffrance. Cette souffrance a pour la plupart du temps servi leur cause…

Il existe beaucoup de point commun entre les grandes religions de ce monde. Notamment, les plus grandes parlent d’un dieu unique responsable de toute vie et en fait de toute chose sur cette planète et ailleurs.

Je ne nie pas l’existence de Dieu. Je donne juste une signification différentes à ce qu’Il représente. Pour moi, Dieu représente des concepts très paradoxaux. Il est à la fois tout, rien et juste cela… Les mots n’ont pas assez de force pour déterminer ce qu’est Dieu. C’est pour ça que l’on arrive à des concepts paradoxaux.

Dieu c’est l’eau, le verre qui contient l’eau, la goutte d’eau qui constitue l’eau et le vide que laisse l’eau quand elle n’est plus dans le verre. Dieu c’est aussi le vide qu’il y a autour du verre.

La plus grande erreur des Hommes est d’avoir pu croire qu’Ils étaient dissociés de Dieu. Que Dieu était un être séparé de l’Homme.

Sa deuxième erreur et de croire que le temps se définit sur une ligne et donc de se demander qui a commencé quoi et quand. Le temps n’existe pas tel qu’on le conçoit. Le passé et le futur sont des repères créés par l’homme pour se faciliter la vie et expliquer des phénomènes qui le dépassent. En réalité, seul le présent existe! Il n’y donc pas de commencement. Tout a toujours été…

Tout ce qui est, tout ce qui n’est pas et Dieu sont une seul et même entité. Ce qui est et ce qui n’est pas… L’eau, le verre et le vide que laisse l’eau lorsqu’il n’est plus dans le verre. Tout ça c’est Dieu.

Il n’y pas de logique à trouver dans ce qui est décrit ci-dessus. La logique est un mode de pensée que l’Homme a inventé pour délimiter ce qu’il croit savoir. En réalité, le concept de Dieu dépasse toute logique Humaine… Nous n’avons accès à ce concept que via notre ressenti le plus profond. Car ressentir c’est être Dieu… Comprendre et savoir interpréter son ressenti c’est savoir que nous sommes Dieu.

J’oppose le ressenti à la réflexion. Pourtant, les deux sont importants. Le ressenti est à la main ce que la réflexion est au jouet. On peut se passer de l’un mais pas de l’autre. On peut en mettre un de coté pour un moment mais pas l’autre. L’un nous appartient totalement mais pas l’autre. L’un est spontané et authentique mais pas l’autre…
Alors que 80% de notre vie est vouée au savoir et à l’instruction sous quelque forme qu’elle soit, je vous propose d’être attentif à l’autre versant de nous-même. Notre versant féminin

C’est notre versant supérieur!

La tâche ne sera pas facile car au fil des temps, nous avons mélangé notre ressenti et notre réflexion. Nous confondons parfois l’un et l’autre. Pensant prendre une décision avec notre cœur alors que celle-ci est simplement motivée par la raison

Nous jugeons aisément les personnes qui sont sensibles, attribuant leur comportement à de la faiblesse. Souvent, nous considérons les femmes comme faibles. Nos condamnons sans appel les hommes qui laissent paraitre leur féminité. Nous sommes encore moins tolérant car ils sont hommes.

Mais où se situe le problème? Alors que ces Hommes utilisent leur versant supérieur, ils sont marginalisés ou discrédité. Le problème ne se situe pas dans la manière d’utiliser leur ressenti mais plutôt dans le choix du moment pour l’utiliser. Systématiquement, ces personnes utiliseront leur ressenti dans des moments ou la peur les domine. Rapidement, les personnes qui seront témoins de ce choix systématique verront le ressenti comme une réponse d’abandon et de faiblesse à la peur.

On dit d’une personne qu’elle est sensible car nous l’avons souvent vue pleurer. C’est rare que nous qualifions de sensible une personne qui lors d’un enterrement souri et accompagne dignement ses proches dans leur deuil. C’est pourtant faire preuve d’une grande sensibilité que d’avoir ce genre d’attitude. Quelqu’un de raisonnable trouvera très mal placé de sourire dans de telles circonstances. C’est rare que nous qualifions de sensible quelqu’un qui ne s’inquiète pas de l’échec d’un de ses enfants à un examen décisif pour la réussite de ses études. C’est pourtant faire preuve d’une grande sensibilité que de penser que le potentiel de ses enfants ne peut être sanctionné par des examens…

C’est dans la recherche de cet état de pur ressenti qu’intervient la pratique de la méditation. Cela demande une très grande concentration de ne pas réfléchir. Cela peut paraitre bizarre mais pas vraiment puisque nous passons notre temps à réfléchir face à toutes les situations de la vie. Nous sommes malgré nous des êtres conditionnés.

A suivre…

“Si tu veux savoir quelle est ta vérité sur un sujet, vérifies comment tu te sens, par rapport à ce sujet. Tes sentiments sont quelques fois difficiles à découvrir et souvent plus difficile encore à reconnaitre. Mais, cachée dans tes plus profonds sentiments, se trouve ta plus grande vérité.” Neale Donald Walsch

9 réponses

  1. Cher Pensamiento Creativo, tu évoques bien des concepts importants dans ce texte riche. Et je m’étonne qu’il n’ait pas encore suscité de commentaire !

    Tu évoques le concept de Dieu, sujet ambitieux entre tous, dans lequel bien des hommes, plus ou moins inspirés, ont placé bien des significations. Dieu lui-même, semble-t’il, s’est exprimé à ce sujet, dans le livre de ND Walsh que tu cites. Tu relies ce concept au ressenti. “Ressentir c’est être Dieu… Comprendre et savoir interpréter son ressenti c’est savoir que nous sommes Dieu.”

    Ressentir, c’est déjà se sortir des concepts et ne pas tomber dans le piège de la jonglerie philosophique, stérile et abstraite. Sortir des pièges du mental, de la réalité virtuelle pour revenir à la seule réalité. Cette seule réalité, c’est celle du présent. Comme tu l’affirmes “seul le présent existe”. Notre ambition c’est d’en explorer toute la profondeur, de nous ouvrir à toutes ses dimensions. Dans le moment présent, je vis. Dans le moment présent, j’aspire à exister dans toutes les dimensions de mon être. Même en écrivant ce texte, comme vous en le lisant, ma conscience ne reste pas enfermée dans ma tête, j’ai conscience d’exister et de vivre une nouvelle expérience, de me réal-iser, c’est à dire de me rendre réel. J’ai conscience d’avoir la chance de vivre une expérience unique, exceptionnelle.

    C’est cette intensité de présence que, comme bien d’autres chercheurs spirituels, j’aspire à atteindre dans chaque moment de la vie. Selon quels critères cette intensité serait -elle réservée à quelques moments marquants de notre vie ? Quelques moments, de notre vie amoureuse, relationnelle, en particulier, où la charge émotionnelle est plus forte ? Cela veut-il dire que tout le reste du temps, 90 % de notre vie, nous n’existons qu’à moitié, qu’en veilleuse ?! Peut-on vraiment se contenter de cela ?

    Si l’on regarde ces fameux “moments marquants” de notre vie, ce qui les caractérise, me semble-t’il, c’est qu’ils manifestent la réalisation de nos désirs les plus forts : le désir sexuel, le désir de paternité ou de maternité, le désir de reconnaissance sociale, de réalisation artistique, etc. Or, ce que nous apprennent, parmi d’autres, le livre de ND Walsh ou le bouddhisme, c’est qu’il existe un désir fondamental qui motive toute notre vie et notre présence sur cette terre : c’est le désir d’exister. Et ce désir fondamental se réalise à chaque moment, si précieux pour cela, de notre vie. Ce caractère précieux du moment présent, quel qu’il soit, tu l’as bien fait ressortir dans ton texte “Je suis riche !”.

    Ce qui nous empêche de voir qu’à chaque moment, nous sommes en train de réaliser notre désir le plus fondamental, ce sont ces deux filtres qui entravent notre conscience :
    - le filtre des désirs temporaires, ceux que j’évoquais plus haut, et les désirs plus superficiels qui surgissent à tout moment
    - le filtre du mental, de la mémoire, de la comparaison, celui qui voit du répétitif et du banal là où il n’y a que de l’unique et de l’exceptionnel.

    En écrivant cela, pour illustrer ce propos et finir sur une note plus légère, je pense au nouveau film de Jean Becker “Deux jours à tuer”. Sans dévoiler l’intrigue, on y voit comment, dans certaines circonstances exceptionnelles, il devient plus facile sortir de la vie tiède, et de retrouver la vie vraie, une vie avec laquelle nous nous sentons en phase. Dans cette vie-là, chaque rencontre est une récompense, chaque moment est savouré. Tout donne envie de dire “merci”.

  2. “C’est cette intensité de présence que, comme bien d’autres chercheurs spirituels, j’aspire à atteindre dans chaque moment de la vie.”

    Je pense que cette recherche est la clef de notre épanouissement.

    “le filtre du mental, de la mémoire, de la comparaison, celui qui voit du répétitif et du banal là où il n’y a que de l’unique et de l’exceptionnel.”

    Tu évoques le filtre de “la comparaison”. C’est un sujet qui vaut la peine d’être développé. Prochainement, j’écrirai un article sur ce sujet…

    Merci pour cette intervention et tes interventions en général. Je ressens dans ton écriture comme une musique qui me rappelle un air que j’apprécie et que je connais bien…

    Namaste

  3. Chaque respiration est un cadeau, chaque rencontre est une grande aventure, chaque jour est une chance unique de se découvrir, de découvrir, de transcender et d’aimer.
    Dans tous ces moments précieux vécus avec ou parmi des êtres uniques se manifeste Dieu, et sa Lumière qui traverse tout, est en tout…
    Oui, tout donne envie de dire “merci”, ce n’est qu’une question de regard; le regard change, la pensée évolue et le monde prend des couleurs d’arc en ciel.

  4. Merci pour cet article et Merci pour vos commentaires !

  5. Rappel c’est en cherchant différents articles sur la mécanique quantique (et non cantique erreur d’orthographe lors de mon 1er passage il y en a d’autre pardonnez les moi je n’écris jamais) que j’ai découvert votre site.
    Sujet : DIEU VOICI CE QUE JE RESSENT DE DIEU
    Je n’ai et aurais certainement jamais de croyance pour une religion. Je ne suis pour autant pas contre le fait de croire pour l’une d’entres elles si une personne y trouve sont équilibre.
    Pourquoi suis-je contre !
    Parce Que toutes religions sont à la recherche d’un dieu, des dieux, de servirent dieu, font partie de dieu, sont une partie de dieu.
    L’erreur vouloir penser dieu et donc se mettre dans un état d’observateur.
    (je ressent un profond accord entre vos mots et les miens si l’on oubli mes fautes d’orthographe hihihi)
    Mon RESSENTI DE DIEU
    VOUS ETES DIEU, JE SUIS DIEU !
    Je n’existe pas Vous êtes Dieu mais je reste Dieu
    Vous n’existez pas Je suis Dieu mais vous restez Dieu.
    Alors sommes nous ensemble Dieu ? OUI mais NON !
    Peu importe d’être ou ne pas être pour être Dieu.
    Peu importe de vouloir ou soumettre

    De pouvoir ou ne pas pouvoir
    Il n’est pas nécessaire de croire ou ne pas croire
    Et de savoir ou ne pas savoir
    Un dieu n’est pas Dieu

    Dieu ne se pense pas il EST !
    Il est impossible que je vous en disent plus, il faudrait pour cela que je sois vous et que vous soyez moi , que vous ne soyez pas ou l’inverse, ou peut être les deux ???????

    Mais pourquoi vouloir en savoir plus sur DIEU ?
    Parce que nous nous satisfaisons pas de notre condition !
    Mais pourquoi nous nous satisfaisons pas de notre condition ?
    PARCE QUE NOUS VOULONS TOUJOURS PLUS !
    Plus pour soi, mais ou es donc celui d’à coté ?
    DANS UN ENDROIT QUE JE FINIRAIS TOURJOURS PAR OUBLIER
    OU DANS UN ENDROIT OU JE METTRAIS CE QUE JE DETESTE EN MOI
    Mais cet oubli cet endroit ne donnera qu’un déséquilibre entre ce que je suis et ce qu’il est.
    Car l’équilibre se n’est pas moi ce n’est pas lui mais l’énergie que l’un et l’autre apporte pour le maintenir.
    Et si l’un décide de rompre ce lien d’équilibre alors se déséquilibre engendrera la question :
    Qui est dieu et c’est ce déséquilibre qui nous éloignera de sa réponse ou plutôt de ce qu’il est.

  6. merci de ta réponse mais surtout merci sur le doute que tu émets sur la description du concpet de dieu que je donne mon concept n’a aucune importance pour toi seul le tiens te serviras en tant qu’homme

    • Merci à toi,

      Je crois que je comprends ce que tu as voulu faire passer comme message.

      Pour ma part, j’aspire à ne pas “penser” Dieu comme une entité séparée de moi/nous. J’aspire à le ressentir comme le Tout dont je/nous faisons partie…

      Mais c’est vrai que les mots sont pauvres pour décrire l’immensité de ce qu’est notre Essence… Ils sont d’autant plus pauvres que dés le premier mot de notre énoncé, nous dénaturons déjà la pureté de ce nous tentons de décrire… Mais comme toi, je pense, je suis Conscient de cela et m’observe, tentant d’accorder mon égo avec mon ressentie le plus profond. N’est-ce pas amusant?

      Je le conçois mais m’en contente pour mon plaisir … d’Homme…

      Merci pour ce dialogue cher Homme parmi plusieurs milliards…

      Namaste

      .

  7. Dieu ne se prouve pas, Il s’éprouve.

    Un Dieu prouvé ne peut être Dieu.

    Nous sommes tous Un, et ce Un, c’est Dieu.

    je ne crois pas en Dieu, je sais Dieu.

    Dieu n’est qu’un mot pour l’Essence de ce que Nous-Sommes, et l’Essence de ce que Nous Sommes est au-delà de tout concept et de tout mot.

    La meilleur définition de Dieu?

    Le SILENCE………………………………………………………………………………………………….

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