Le lacher prise

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“Lâcher prise, c’est comme regarder un coucher de soleil en ressentant simplement ce que cela éveil en nous. Se placer en observateur sans commentaires intérieures ni analyses. Se laisser totalement envahir par l’image qui vient à nous. Accueillir l’émotion ou la sensation sans faire intervenir le mental. Laisser cela être et l’accueillir en silence. Ressentir sans nourrir de pensées, laisser les pensées s’envoler d’elles mêmes sans essayer de les chasser.

Lâcher prise, c’est comme ce merveilleux instant lorsqu’on arrive dans la chambre d’hôtel pour les vacances et que l’on pose enfin les valises. On goûte simplement la joie de l’instant et on est totalement disponible à la nouveauté et à la découverte. Alors posons à chaque instant nos valises que l’on porte depuis si longtemps et apprécions cet instant. Si on a des choses à régler, prenons un moment pour réfléchir à la meilleure façon d’agir et passons à l’action lorsque le moment est venu. La vie se charge de nous mettre en situation lorsque le moment opportun d’agir se présente. En dehors du moment de la réflexion et de l’action laissons cela de côté et n’y pensons plus. Sinon, on ne fait qu’entretenir et nourrir une activité mentale qui nous éloigne du moment présent et cela peut créer en nous un climat d’anxiété, de nervosité ou d’impatience.

Lâcher prise c’est permettre à tout ce qui est présent à l’instant, d’être là, sans résistance aucune. C’est accepter la réalité de l’instant présent en état intérieur de non-résistance. C’est aller avec le mouvement de la vie, comme dans certains arts martiaux où l’on utilise la force de l’autre pour ne pas se laisser déstabiliser. Cela n’empêche en aucun cas d’entreprendre une action lorsque cela s’avère nécessaire. Simplement cette action ne sera pas menée en réaction à quelque chose ou à quelqu’un et sera dénuée de toute négativité. A travers le lâcher prise, la paix intérieure émerge du plus profond de nous même, rayonne à travers nous et c’est tout notre environnement qui entre en résonance avec cette paix.”

Lâcher prise face à la souffrance :

Tout ce que fait l’être humain est fait dans le but d’être heureux. Directement ou indirectement. Même si votre travail ne vous plaît pas, vous le faites dans le but de gagner de l’argent et ainsi pouvoir entre autre vous payer des choses qui vous font plaisir. L’humain recherche par tous les moyens le bonheur et tente par tous les moyens d’échapper à la souffrance. C’est bien normal, qui aime souffrir ? A part ceux qui y trouvent du plaisir et dans ce cas ils ressentent le bonheur dans cette souffrance. C’est pour cette raison que c’est très difficile d’accepter la souffrance. Même si vous cherchez à la fuir ou à l’étouffer, vous n’y arrivez pas, elle est toujours présente même si vous la masquez. Si vous souhaitez la dépasser, il vous faut y faire face en acceptant de la ressentir. Ressentez là et observez ce que vous ressentez sans analyser, sans vous laisser entrainer par le mental vers les circonstances qui ont déclenché cette souffrance. Si des pensées viennent, laissez-les être là sans les nourrir, sans vous attacher à elles et reportez votre attention sur le corps. Restez présent à tout ce que vous ressentez. Le fait d’observer, va vous permettre d’être détaché. Lorsqu’on est observateur, il se crée automatiquement une distance entre l’observateur et le sujet observé ( la souffrance ). On n’est plus à ce moment là identifié à cette souffrance et on perçoit cela comme une création que l’on crée soi-même à chaque instant et que l’on maintient en vie par l’énergie qu’on lui insuffle au moyen de la pensée. Autorisez-vous maintenant à lâcher prise, ne la nourrissez plus de vos pensées, ne lui insuffler plus d’énergie, laissez cela se dissoudre en étant simplement une présence témoin. L’obscurité ne résiste pas longtemps à la lumière de la présence.


Ce qu’il convient également d’accepter lorsque l’on souffre, c’est la réalité de l’instant présent. Pourquoi est-ce que l’on souffre la plupart du temps ? Parce que la réalité de ce que l’on vit a changé et qu’on a du mal à accepter cette réalité, on s’accroche au passé et aux souvenirs. Ou alors notre réalité ne change pas et on voudrait tellement que cela change en se projetant dans le futur. Accepter la réalité, c’est accepter les changements qui se sont produits ou pas dans notre vie et ensuite regarder si l’on peut améliorer la situation. Lâcher prise c’est accepter la réalité de l’instant présent afin d’être et d’agir sans le poids du passé et du futur. A ce moment là, la vie coule librement à travers nous pour permettre d’exprimer au mieux notre véritable nature.

Accepter est le premier pas vers le lâcher prise.

Source du texe:

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4 réponses

  1. Bonjour,
    Moi je suis au début de cette façon de voir la vie. Je compte bien m’appuyer sur tout ce que tu nous apprends, pour avoir un soutien, merci beaucoup.

    PS: je m’en voudrais si je te le demande pas: puis-je prendre la belle photo de l’oiseau blanc et l’oiseau noir représentant l’équilibre?

    A bientot

    corinne

  2. Impressionné par cette approche que je partage que je trouve merveilleusement divine, et pertinente
    Agénor

  3. Bonsoir;
    c’est merveilleux cette façon de voir la souffrance, se donner l’energie et la force de vivre avec sans complication donc tout en ayant la joie de vivre.
    Mais pourquoi les Hommes trouvent un plaisir de faire souffrir leurs frères?
    aicha

  4. C’est parce que nous vivons dans l’ignorance de “qui nous sommes”. C’est pas que nous trouvons du plaisir à faire souffrir les autres. C’est surtout que certain de nos agissements sont motivés par la peur.

    Il n’existe que deux motivations : la peur et l’amour. A chaque fois que tu dois faire un choix, il s’agit d’observer de laquelle de ces deux motivations ce choix est issu. Quelqu’un qui atteint à l’intégrité physique ou morale d’autrui, de quelque manière que ce soit, le fait car elle a peur de cette personne. Le plaisir que l’agresseur aura à “dominer” l’autre fera rapidement place à la peur qui est à l’origine de cette envie…

    Même si nous paraissons être des individualités, il n’en est rien. Nous sommes une seule entité. Nous ne pouvons pas faire souffrir quelqu’un sans nous faire souffrir nous-même. Comme notre main gauche ne pourrait prendre du plaisir à nous gifler. Elle ne le fera pas car elle sait qu’elle fait partie intégrante du corps.

    Une personne qui en fait souffrir une autre cache au fond d’elle-même une souffrance bien pire que celle qu’elle est entrain de faire endurer.

    Merci pour ton passage Aicha…

    Au plaisir de te lire…

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