Les deux enfants…

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C’est l’histoire de deux enfants à qui on donne une tâche à accomplir. Ils doivent construire quelque chose de compliqué. Au première enfant, on lui donne juste le matériel et on lui signale qu’il peut commencer. Au deuxième enfant, on lui donne le matériel et contrairement à l’autre enfant, on lui donne aussi un plan très détaillé. Ensuite, on lui signale qu’il peut commencer.
Ils terminent presque en même temps leur réalisation et tout les deux ont accompli leur tâche avec succès.
Il y a pourtant une différence majeure entre les deux enfants? Quelle est-elle?

Nous ne pouvons pas déterminer, des deux enfants, qui est le plus intelligent. La seule chose dont on est certain, c’est qu’à la fin de cette tâche, le 1er enfant sait qu’il peut la réaliser sans l’aide du plan. Tandis que le 2 ème enfant ne sait pas s’il peut ou non la réaliser sans l’aide d’un plan.
Le 1er enfant a appris “qui il était” par rapport à la réalisation de cette tâche. Le 2 ème enfant “l’ignore encore.
Il ne s’agit donc pas de savoir si l’un est plus intelligent que l’autre. Il s’agit de constater que l’un des deux enfants a appris quelque chose sur lui-même. Le 2 ème enfant aurait peut-être été capable de réaliser la tâche sans l’aide du plan. Mais justement, on lui en a pas laissé l’occasion…
En fait, l’enfant qui a eu le plan, n’a pas eu la liberté de se tromper. Et c’est précisément pour cela qu’il n’a pu accéder à la connaissance de lui même par rapport à cette tâche!
Comment interprétez-vous le sens de cette métaphore?

12 réponses

  1. Bonjour!
    Quelle belle histoire et si juste! Quelle belle leçon d’amour également qui me permet d’approfondir ma compréhension de cette phrase : il vaut mieux apprendre à un homme à pêcher que lui donner un poisson. C’est aussi un bon memo pour les moments difficiles, les soi-disant “épreuves” de la vie qui ne sont en fait que des bénédictions cachées, des occasions pour découvrir qui nous sommes, construire en cherchant le plan intérieur qui est là, pour tous, au fond de nous. Merci!
    Par contre, pour le commentaire de Junior, je ne sais pas s’il est sarcastique ou sincère. Mais cette citation démontre avec brio l’absurdité de l’interprétation de certains de ce qu’est la soi-disant “Volonté” de Dieu, et son libre-arbitre. Car la doctrine de certains chrétiens, est effectivement que Dieu, dans son “amour” nous a donné le libre-arbitre, qui est, selon eux, de choisir ce que DIEU veut, autrement on est destiné à l’enfer…Drôle de libre-arbitre! Bien sûr, c’est une interprétation erronée, magnifiquement démontrée dans la série des Conversations avec Dieu.
    Je découvre aujourd’hui ce site avec plaisir. Bonne continuation;
    Lénah

    http://dieuautrement.wordpress.com/
    http://jesusmaliberte.wordpress.com/

  2. Je serais encore plus radical que vous :

    ” Le 1er enfant a appris “qui il était” par rapport à la réalisation de cette tâche. Le 2 ème enfant “l’ignore“ encore. ”

    Le 1er enfant est renforcé dans sa confiance en soi, mais cette confiance en soi, si elle n’est pas dépendante de la réalisation, est la confirmation de ce qu’il est profondément, indépendamment de toute condition.
    Le second enfant a appris la dépendance, la soumission, voire la supériorité de l’objet intellectuel.

  3. Merci Jean-louis et bienvenue,

    Peux-tu donner plus de détails quant à ton interprétation qui me parait fort intéressante?

    Merci…

  4. Tout dépend du rapport à la tâche.

    Dans ton texte, tu as un peu tendance à présenter la tâche comme le but, c’est à dire à regarder les choses du point de vue de l’accomplissement de la tâche. Point de vue extérieur.
    La conclusion porte sur l’effet des conditions d’accomplissement sur les enfants.
    ” le 1er enfant sait qu’il peut la réaliser sans l’aide du plan ”
    ” l’enfant qui a eu le plan, n’a pas eu la liberté de se tromper. Et c’est précisément pour cela qu’il n’a pu accéder à la connaissance de lui même par rapport à cette tâche!”

    Je propose l’idée que la confiance du ier enfant n’est pas dépendante de l’accomplissement de la tâche, parce que cette tâche n’a pas à être le critère. Et que s’il réussit, c’est parce que la tâche méritait d’être réussie, était telle que cet enfant pouvait la réussir. S’il n’avait pas réussi, c’aurait été parce que la tâche ne le méritait pas.
    Ainsi, la tâche n’a été que l’occasion d’exprimer son “génie” naturel.

    Je renvoie, par exemple, à l’idée plus générale que si un enfant ne comprend ou n’apprécie pas une matière à l’école, ce n’est pas parce qu’il a un défaut d’intelligence par rapport à l’enfant modèle censé comprendre la matière, c’est parce que cela ne lui convient pas à lui, n’est pas ce qui lui faut, tel qu’il est, ou parce que la présentation de la matière ne lui convient pas.

    Pour le second enfant, je pense que c’est clair : sa créativité est nulle en théorie.

  5. Merci Jean Louis,

    (…) Ainsi, la tâche n’a été que l’occasion d’exprimer son “génie” naturel.(…) Jean Louis

    C’est tout à fait cela que j’ai voulu exprimer à travers cette métaphore.

    Tu me donnes l’occasion d’expliquer plus clairement le sens que j’ai voulu donner à cette histoire.

    Pour certain la Vie est un grand mystère. Parce que nous sommes habitués et conditionnés à ne “comprendre” que ce que nos 5 sens perçoivent. Hier, j’étais au séminaire de Neale Donald Walsch à Paris et il a bien exprimé cela. Notre corps et notre mental sont des ressources limités auquel nous faisons souvent appel pour comprendre certaines choses hors du commun. Par exemple, “qui sommes-nous” au-delà de ce corps et ce mental?

    Le premier enfant n’a pas de plan pour réaliser sa tache. Cela dit, s’il parvient quand même à la réaliser, c’est qu’il a du utiliser des ressources qui valait bien “un plan”. Il a utilisé des ressources qu’il avait en lui. Il a été d’une certaine manière contraint de chercher au fond de lui même “le plan”.

    Le deuxième enfant a aussi “ce plan” au fond de lui-même mais il ne le sait pas… Si par malheur, le plan qu’il a reçu venait à être détruit,…, quel bonheur finalement. Voilà une opportunité de puiser en lui pour découvrir qu’en réalité, il a déjà toutes les ressources dont il a besoin en lui.

    N’est-ce pas cela la vie?

    Nous naissons sans savoir qui nous sommes. Mais nous avons des parents, une éducation et la société qui nous propose un plan… Puis, les évènements nous font ressentir de la souffrance et pour certain, c’est le moment de remettre en question le plan qui nous est proposé depuis la nuit des temps.

    Pour certain c’est le moment de regarder avec l’oeil intérieur et de de découvrir cet ame qui est Une et qui est notre véritable Essence. Cet Ame qui nous guide sans jamais se tromper…

    Nous pouvons être cet enfant qui n’a pas de plan et qui peut saisir l’opportunité de découvrir “qui Il est” grace à cette Vie dont le libre arbitre est une bénédiction…

    Au final, ce qu’il va découvrir, c’est le plan Divin. Et le plan Divin, c’est Lui…

    Mais…

    Si nous remettons en question le plan conditionné que nous avons appris de nos pairs, il ne s’agit pas de le renier ou de chercher à s’en débarrasser. Ce plan là est important pour un tas de choses. Neale, en répondant à une jeune femme dans l’assemblé disait ceci. Lorsque vous changez de vêtements, est-ce parce que vous êtes “fâchés” avec vos vêtement? Non…

    On choisi à un moment de changer nos vêtements parce qu’ils ne sentent pas bon ou parce qu’il ne sont pas appropriés. Pas parce qu’on est en colère contre eux.

    Notre recherche intérieure doit juste nous permettre de percevoir le monde différemment. La transformation que ce changement provoque ne doit pas nous retirer du monde, que du contraire. Elle nous plonge dans la Vie comme un poisson qui découvre pour la première fois un océan.

  6. c’est en recherchant différent articles sur la mécanique cantique que je suis arrivé sur le site, je tiens à féliciter tout d’abord son ou ses créateurs pour la création de celui-ci que je trouve intéressant ceci étant dit voici mon interprétation.
    Quel bonheur pour le 1er enfant de pouvoir se réaliser et apprendre qui il est et quelle tristesse pour le second de ne pas avoir eu accès à la connaissance de lui-même
    Mais quelle bonheur pour le second d’avoir pu apprendre ce qu’un autre pouvait être en prenant connaissance du plan qu’un autre avait créé pour lui et quelle tristesse pour le 1er de ne pas avoir eu accès à la connaissance de ce que pouvait être un autre.
    Ces 2 enfants se sont enrichis chacun d’une expérience l’un sur la connaissance de soi et l’autre sur la connaissance de ce que peut être un autre que lui.
    L’idéal aurait été qu’ils puissent réaliser chacun la construction avec et sans plan.
    Chacun aurais pu ainsi apprendre ce qu’il est et ce que peut être un autre chose nécessaire pour gardé un équilibre et ne pas tomber dans les excès. Pour reprendre les mots de jean louis disons pour l’un l’excès de confiance en soi et pour l’autre excès de dépendance et de soumissions.
    Je ne peux m’empêcher de penser que c’est parce que trop souvent le monde rompt cette équilibre que naît tant de violence de haine et de misère.

    C’est ce que vous êtes qui m’enrichi, c’est ce que je suis qui vous enrichi

  7. Merci et bienvenue cher Homme,

    La richesse de ce site tient à ce que des personnes comme toi le visitent et/ou partagent leur expérience de vie et le ressentie qu’ils en ont à travers les commentaires.

    Nous sommes co-créateur de ce moment et de cet endroit…

    Je te remercie également pour cela…

    (…) Je ne peux m’empêcher de penser que c’est parce que trop souvent le monde rompt cette équilibre que naît tant de violence de haine et de misère.(…) UN HOMME PARMI PLUSIEURS MILLIARDS

    Peux-tu donner plus de précision sur la conclusion de ton commentaire?

    Merci encore et au plaisir…

    Namaste

  8. L’autre est celui que je ne suis pas
    Je suis ce que l’autre n’est pas
    Et tout deux forme l’équilibre de la balance
    Plus pour moi c’est moins pour l’autre et rompre l’équilibre.
    +
    ——-I——-
    -

    Plus de douceur pour moi c’est moins pour l’autre et moins de douceur c’est plus de violence
    Plus d’amour pour moi c’est moins pour l’autre et moins d’amour c’est plus de haine
    Plus de richesse pour moi c’est moins pour l’autre et moins de richesse c’est plus de misère

  9. Intéressant, cher Homme, de voir une autre approche que semble être la tienne.

    Pour moi, l’autre n’est qu’un autre aspect de Moi-même, qui se manifeste différemment.
    Ce qui l’enrichit m’enrichit, et ce qui m”appauvrit l’appauvrit. Pour moi, il est clair que nous sommes tous interconnectés.

    Chaque fois que l’un de nous élève sa conscience, c’est toute la Conscience de l’Humanité qui s’élève.
    Les mathématiques du coeur ne sont pas forcément les mêmes que celles du monde physique…
    Partager sa peine la divise et partager sa joie la double!

    Qu’en penses-tu?
    lénah

  10. Je partage ton point de vue Lénah,

    L’interconnexion entre tout être et toute chose nous rend co-créateur et co-bénéficiaire de nos créations quelle qu’elles soient… C’est ce que je ressens pour ma part.

    Là où se situe la magie de notre condition d’homme est que nous pouvons interpréter comme bon nous semble toutes ces choses que nous vivons. Et de notre interprétation nait notre “pseudo individualité”. Celle-ci masque provisoirement notre véritable Essence et le fait que nous sommes connectés à tout ce que nous sommes précisément entrain d’interpréter comme quelque chose d’extérieure à nous.

    La misère n’existe pas en tant que telle. Elle est l’illusion qui permet à l’homme de jouir de quelque chose qui existe belle est bien, la richesse… Richesse qui dans sa forme la plus pure est intérieure…

    C’est l’illusion du manque qui crée la misère. Nous avons inventé ce mot pour exprimer notre manque… Nous avons donner vie à une illusion… Mais cette illusion n’existe qu’entre des points de référence bien précis qui varient selon chacun… En fait, selon la perception de chacun. Mettez-vous face à un éléphant est vous serez petit. Écrasez un insecte est vous serez grand. Et c’est comme cela que nous passons d’un état à un autre juste en modifiant notre perception…

    Michaël Jackson était ruiné parait-il? Il était dans la misère selon lui, ses proches et les médias… Sur quelles références se basent-t-ils pour affirmer ce genre de chose?

    Peu importe… Toujours est-il qu’à mon sens la misère est une création purement humaine qui a donné vie à une illusion qu’est le manque…

    Merci pour ces échanges…

    ➦Les opposés

    Namaste

  11. Chère Lénah merci pour ta réponse et merci et merci pour ton interrogation qui m’oblige à m’interroger moi-même.
    Je partage ton ressenti sur une interconnexion entre chaque être, je dirai même entre tout ce qui forme notre monde il existe des interconnections.
    Mais je pense que celle-ci peut aussi bien nous éclairer ou nous aveugler sur ce que nous sommes mais ne change rien sur ce que l’on est.
    Ce qui l’enrichit m’enrichis si nous ne rompons pas l’équilibre et donc allons dans la même direction. Si je reprends ta dernière phrase :
    Partager sa peine la divise et partager sa joie la double!
    Je ne peux partager ma peine avec l’autre, juste lui en faire part et de lui en faire part c’est commencé à la comprendre et donc ce qui me permet de pouvoir la dissiper et non la diviser
    Et quand je lui fait part de ma joie je ne la double pas mais je mets la sienne en éveil. Mais je ne peux mettre sa joie en éveil seulement si nous décidons d’aller dans la même direction

  12. Merci, Cher Homme, pour ta réponse.
    Ce que tu dis me semble vrai d’un point de vue mental et je te parlais de mon ressenti.
    Comme ça, nos commentaires se complètent!
    Ma joie est vraiment doublée quand je ressens la joie de l’autre, cet autre aspect de moi-même, c’est pour ça que je ne vais jamais voir un film comique toute seule…
    Divinamicalement,
    lénah

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