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Un chemin de joie

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Voici un article écrit par Aurore de Rêve d’envol. Je le trouve très intéressant. Merci à toi de m’avoir permit de le publier…

« Nous étions une trentaine le dernier week-end d’octobre à écouter l’enseignement de Swami Muktananda au Chant d’Oiseau à Bruxelles.

Je ne compte pas, dans cet article, faire un résumé de son enseignement (ce n’est pas mon rôle), ni rappeler ce que nous avons déjà dit à son propos dans d’autres articles mais je voudrais simplement partager avec vous une chose qui m’a interpelée.
Il nous a dit que si nous étions là, dans cette pièce, à l’écouter, c’est que nous en avions assez de souffrir et que nous avions compris qu’il y avait un autre chemin : le chemin de l’éveil. Et l’indicateur qu’on est sur le bon chemin est la JOIE.

Cette JOIE dont il parle n’a rien à voir avec la joie humaine, la joie que nous éprouvons d’avoir fait une belle ballade en forêt (même si nous avons communié avec la nature par nos sens) ou d’avoir passé quinze jours de vacances à la mer ou d’être avec telle personne ou d’avoir acheté une nouvelle voiture ou d’avoir un chouette job; car cette joie-là est éphémère : elle ne dure qu’un temps. Elle est liée à nos besoins, comme le saprophyte qui tire sa nourriture de l’organisme au dépens duquel il vit.
Sur le chemin de l’éveil, l’attitude attendue est la JOIE véritable, comme celle du bébé qui tape sur son hochet 100 fois par jour et qui ne s’en lasse jamais et qui reste toujours aussi émerveillé et heureux.

Le chemin de la connaissance de soi n’est pas un chemin de misère, de souffrance et de solitude. Bien sûr, on peut passer par des moments de mélancolie et de remise en question, mais il faut les traverser et continuer à avancer en gardant la conviction que tout ce qu’on veut, c’est être UN avec Dieu, l’Esprit Divin. Il faut aussi apprendre, dans les périodes de doutes, à Lui faire confiance et garder en toutes circonstances le sens directionnel de la recherche d’intériorité qui nous ramènera à la Maison.

Ce qui nous fait souffrir, nous a-t-il expliqué, ce sont nos attachements (arrêtons de dire ma mère, mon fils, mes..,etc car rien, ni personne ne nous appartient, tout LUI appartient), nos dépendances (liées à nos besoins matériels et sexuels entre autres où l’homme se conduit bien souvent en saprophyte), notre complaisance à vivre dans un monde d’extériorité, de concepts, de noms et de formes : tout cela nous maintient dans un état de rêve et dans un territoire égoïste dans lequel nous ne pouvons qu’être malheureux.

La re-naissance consiste à abandonner notre appartenance à ce corps de chair et de sang auquel nous nous identifions (alors qu’il n’est qu’un véhicule que nous avons reçu pour pouvoir rentrer à la Maison) pour devenir un corps de paix et de silence.
Il nous faut pour cela abandonner l’attitude d’être une personne qui ne trouve sa joie que dans les sens car cela nous maintient dans le sens directionnel opposé à celui de l’Eveil et de la JOIE.

Quand on vit en couple par exemple, il faut arrêter de considérer l’autre comme quelqu’un qui est là pour satisfaire nos besoins, nos manques car alors, dès que quelqu’un d’autre croise notre chemin, on tourne le dos à notre partenaire espérant trouver mieux ailleurs et on retombe dans la souffrance et la désillusion.

Le chemin de vie en couple ne doit pas être : mon mari ou ma femme doit être comme ceci ou comme cela, il ou elle doit m’apporter ceci ou cela. Nous avons tous nos défauts et nos qualités : il faut crucifier notre égo et laisser l’autre être comme il est. Si on voit Dieu en l’autre et que l’autre voit Dieu en nous et qu’on a les mêmes convictions, alors cela devient merveilleux.

Si chacun des partenaires développe en lui-même un espace d’intériorité et de silence (charité bien ordonnée commence par soi-même) et qu’il reconnait en l’autre cette dignité d’appartenance à cette paix et ce silence, alors, s’ils sont dans la même évolution, dans le même cheminement, ils deviennent UN et le couple peut alors devenir l’expression du paradis sur terre et aussi le conducteur de l’éveil. La force sexuelle est une force de naissance, une force cosmique. C’est le retour à la plénitude que nous sommes. Quand on voit que la béatitude vient de Lui et non pas de l’acte sexuel à proprement parler, alors la sexualité prend une autre dimension.

L’homme doit donc abandonner graduellement son appartenance au saprophyte pour trouver sa joie dans l’Esprit qu’il est.
Et le test dans ce cheminement spirituel : c’est la JOIE.

Le message des maitres spirituels est : soyez heureux, soyez heureux, soyez heureux !

Vous n’êtes pas là pour souffrir mais pour être heureux, alors quand allez-vous vous réveiller ?? Son discours m’a d’autant plus interpelée que je vois autour de moi beaucoup plus de personnes qui souffrent (physiquement ou psychologiquement) que de personnes qui rayonnent de joie et de bonheur au quotidien. Alors, sommes-nous tous (ou presque) à côté du chemin ? Avons-nous vraiment compris le sens de la vie ? Ou sommes-nous en train d’avancer pas à pas, en trébuchant et en nous relevant ? Cette Joie profonde qui devrait nous illuminer est-elle capable de transcender tout problème, aussi douloureux soit-il (maladies invalidantes entre autres) ?

Il est vrai que ce chemin n’est pas facile : il nous a dit que c’était le travail de toute une vie et même de plusieurs vies.

« La voie est exigeante. Elle demande humilité, simplicité, sincérité, de se défaire de nos attachements. Elle conduit à expérimenter un grand nombre d’épreuves pour tester notre courage et notre détermination. » Dalaï-lama

Suivre l’enseignement d’un maitre spirituel permet de mieux comprendre ce que nous sommes venus faire sur terre, de mesurer le chemin qu’il nous reste à parcourir et de trouver le sens directionnel à lui donner. Mais encore une fois, à chacun sa voie, et surtout, à chacun son rythme.

« Continuer à souffrir sans améliorer son sort n’est pas de la patience, c’est de l’ignorance ». M.Mead

Aurore

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