• Gnothi Seauton
  • "Les moyens peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre ; et il existe le même rapport intangible entre les moyens et la fin qu'entre la graine et l'arbre." Gandhi

  • « Les obstacles sont ces choses effrayantes que vous apercevez quand vous quittez votre but des yeux. » Hannah More

  • Votre article : cliquez⬇

    Gnothi Seauton
  • Le Guerrier Pacifique

  • Tout changement de vie est la conséquence d'un changement de conscience où le lâcher-prise et l'amour de soi sont les clés.

  • Tirage tarot

    Tarot
  • « L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. » Gandhi

  • Articles les plus consultés

  • "Même le deuil et la trahison peuvent nous apporter l’éveil" Bouddha

  • ” Il ne faut jamais blâmer la croyance des autres, c’est ainsi qu’on ne fait de tort à personne. Il y a même des circonstances où l’on doit honorer en autrui la croyance qu’on ne partage pas “ Bouddha

  • meditation

    ” Ne te fie pas aveuglément aux paroles d’autrui, même celles du Bouddha. Observe ce qui t’apporte personnellement le contentement, la paix et la lucidité : là est ton chemin “

    Bouddha

  • Nouvelle Terre

Song Around the World

Prendre le temps

pensamiento

Ce récit authentique m’a été transmit par Amanda C. Merci

 »  Le musicien de rue était debout dans l’entrée de la station L’Enfant Plaza du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C’était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l’Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach.
A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.
Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans son petit pot. Quelques minutes ensuite, un quidam s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.
Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré, pressé mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s’est répétée plusieurs fois avec d’autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.
Durant les trois quarts d’heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l’argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l’a remarqué. Personne n’a applaudi. Seule une personne l’a reconnu sur plus de mille personnes.
pensamientoPersonne ne savait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens sur terre. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.
C’est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro a été organisé par le « Washington Post » dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens. Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous n’avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d’autres choses passons-nous ?

Ecoutez et appréciez…

La vie est faite de ces petits moments qui méritent que l’on s’arrête de réfléchir un instant :

Ecoutez et appréciez…

Une mère

Une mère

une mère,
ça travaille à temps plein,
ça dort un œil ouvert,
c’est d’garde comme un chien,
ça court,
au moindre petit bruit,
ça s’lève au petit jour,
ça fait des petites nuits,

c’est vrai,
ça crève de fatigue,
ça danse à tout jamais,
une éternelle gigue,
ça reste,

au prés de sa couvée,
au prix de sa jeunesse,
au prix de sa beautée

une mère,
ça fait ce que ça peut,
ça ne peut pas tout faire,
mais ça fait de son mieux

une mère,
ça calme des chamailles,
ça peigne d’autres cheveux
que sa propre broussaille

une mère,
c’est plus comme les autres filles,
ça oublie d’être fière,
ça vit pour sa famille,

une mère,
ça s’confine au bercaille,
c’est prit comme un noyaux dans le fruit de ses entrailles,

une mère,
c’est là qu’ça nous protège,
avec les yeux plein d’eau,
les cheveux plein de neige,

une mère,
à un moment ça s’courbe
ça grince quand ça s’penche
ça n’en peut plus d’être lourde

ça tombe,
ça se brise une hanche,
puis rapidement ça sombre,
c’est son dernier dimanche,

ça pleure,
et ça fond à vue d’œil
ça atteind la maigreur
des plus petits cercueils

oh bien-sure,
ça veut revoir ensemble,
toute sa progéniture,
entassée dans sa chambre,
et ça fait,
semblant d’être encore forte,
jusqu’à s’que son cadet,
ait bien refermé la porte,

et lorsque,
toute seule ça se retrouve,
ça attend dignement,
que le firmament s’entrouvre,
et puis, là,
ça se donne le droit,
de fermer pour une fois,
les deux yeux à la fois,

une mère,
ça devrait pas partir,
mais on y peut rien faire,
mais on y peut rien dire,

Lynda Lemay

075596336369.jpg

%d blogueurs aiment cette page :