• Gnothi Seauton
  • "Les moyens peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre ; et il existe le même rapport intangible entre les moyens et la fin qu'entre la graine et l'arbre." Gandhi

  • « Les obstacles sont ces choses effrayantes que vous apercevez quand vous quittez votre but des yeux. » Hannah More

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    Gnothi Seauton
  • Le Guerrier Pacifique

  • Tout changement de vie est la conséquence d'un changement de conscience où le lâcher-prise et l'amour de soi sont les clés.

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    Tarot
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A la recherche de la plénitude du silence

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince
courageux, habile et intelligent. Pour parfaire
son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès
d’un Vieux Sage.

« Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie », demanda
le Prince.

« Mes paroles s’évanouiront comme les traces
de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant
je veux bien te donner quelques indications. Sur ta
route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes
indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin
irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche
pas à t’en détourner, car tu serais condamné à
revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis
t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans
ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis
cette route, droit devant toi. »

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea
sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur
laquelle on pouvait lire « CHANGE LE MONDE ».

« C’était bien là mon intention, pensa le Prince,
car si certaines choses me plaisent dans ce monde,
d’autres ne me conviennent pas. » Et il entama son
premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur
le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre,
à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant,
mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer
certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? » « J’ai appris,
répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon
pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi
et ce qui n’en dépend pas ». « C’est bien, dit le
Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce
qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à
ton emprise. » Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde
porte. On pouvait y lire « CHANGE LES AUTRES ».
« C’était bien là mon intention, pensa-t-il.
Les autres sont source de plaisir, de joie et
de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume
et de frustration. » Et il s’insurgea contre tout
ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez
ses semblables. Il chercha à infléchir leur
caractère et à extirper leurs défauts.
Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité
de ses tentatives de changer les autres, il croisa
le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris
sur le chemin ? » « J’ai appris, répondit le Prince,
que les autres ne sont pas la cause ou la source
de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions
et de mes déboires. Ils n’en sont que le
révélateur ou l’occasion. C’est en moi que
prennent racine toutes ces choses. » « Tu as raison,
dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi,
les autres te révèlent à toi-même. Soit
reconnaissant envers ceux qui font vibrer en
toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers
ceux qui font naître en toi souffrance ou
frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne
ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu
dois encore parcourir. » Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte
où figuraient ces mots « CHANGE-TOI TOI-MEME ».
« Si je suis moi-même la cause de mes problèmes,
c’est bien ce qui me reste à faire, » se dit-il.
Et il entama son 3ème combat. Il chercha
à infléchir son caractère, à combattre ses
imperfections, à supprimer ses défauts, à changer
tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout
ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut
quelque succès mais aussi des échecs et des
résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui
demanda :

Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en
nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres
qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à
briser. »

« C’est bien, » dit le Sage.

« Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à
être las de ma battre contre tout, contre tous,
contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ?
Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de
cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner,
de lâcher prise. » « C’est justement ton prochain
apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant
d’aller plus loin, retourne-toi et contemple
le chemin parcouru. » Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le
lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle
portait sur sa face arrière une inscription qui disait

« ACCEPTE-TOI TOI-MEME. »

Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette
inscription lorsqu’il avait franchi la porte la
première fois, dans l’autre sens. « Quand on combat
on devient aveugle, se dit-il. » Il vit aussi,
gisant sur le sol, éparpillé autour de lui,
tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui :
ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites,
tous ses vieux démons. Il apprit alors à les
reconnaître, à les accepter, à les aimer.
Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer,
se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, que détester
ou refuser une partie de moi, c’est me condamner
à ne jamais être en accord avec moi-même.
J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement,
inconditionnellement. »

« C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première
Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème
porte. »

A peine arrivé de l’autre côté, le Prince
aperçut au loin la face arrière de la seconde
porte et y lut

« ACCEPTE LES AUTRES ».

Tout autour de lui il reconnut les personnes
qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il
avait aimées comme celles qu’il avait détestées.
Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait
combattues. Mais à sa grande surprise, il était
maintenant incapable de voir leurs imperfections,
leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement
gêné et contre quoi il s’était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. « Qu’as-tu
appris sur le chemin ? » demanda ce dernier.
J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en
accord avec moi-même, je n’avais plus rien à
reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux.
J’ai appris à accepter et à aimer les autres
totalement, inconditionnellement. » « C’est bien, »
dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse.
Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la
face arrière de la première porte et y lut

« ACCEPTE LE MONDE ».

Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette
inscription la première fois. Il regarda autour
de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à
conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé
par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur
perfection. C’était pourtant le même monde
qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé
ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.

« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, dit le Prince, que le monde
est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit
pas le monde, elle se voit dans le monde.
Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai.
Quand elle est accablée, le monde lui semble
triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai.
Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était
pas le monde qui me troublait, mais l’idée que
je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans
le juger, totalement, inconditionnellement. »

C’est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme.
Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec
les autres et avec le Monde. » Un profond sentiment
de paix, de sérénité, de plénitude envahit le
Prince. Le Silence l’habita. « Tu es prêt,
maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit
le Vieux Sage, celui du passage du silence de
la plénitude à la Plénitude du Silence ».

Et le Vieil Homme disparut.

Lâcher prise

Soyez résolu et sans excès de force

· Lâcher Prise, ce n’est pas se montrer indifférent mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre.
· Lâcher prise, ce n’est pas couper les liens mais prendre conscience qu’il ne doit pas y avoir contrôle d’autrui.
· Lâcher prise, ce n’est pas être passif, mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement.
· Lâcher prise, ce n’est pas blâmer ou vouloir changer autrui, mais donner le meilleur de soi-même.
· Lâcher prise, ce n’est pas prendre soin des autres mais se sentir concerne par eux.
· Lâcher prise, ce n’est pas « assister » mais encourager.
· Lâcher prise, ce n’est pas juger, mais accorder à autrui le droit d’Etre avec toutes ses imperfections comme champ d’expériences.
· Lâcher prise, ce n’est pas s’occuper de tout ce qui arrive, mais laisser les autres gérer leur propre destin, source d’éveil.
· Lâcher prise, ce n’est pas materner les autres, mais leur permettre d’affronter la réalité.
· Lâcher prise, ce n’est pas rejeter, c’est au contraire accepter.
· Lâcher prise, ce n’est pas harceler, sermonner ou gronder mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire.
· Lâcher prise, ce n’est pas adapter les choses à ses propres désirs, mais prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier sans oublier de s’aider soi-même.
· Lâcher prise, ce n’est pas critiquer ou corriger autrui, mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve de devenir.
· Lâcher prise, ce n’est pas regretter le passé, mais vivre et grandir pour l’avenir dans l’ici et maintenant.
· Lâcher prise, c’est craindre de moins en moins pour aimer de plus en plus.

Le lacher prise

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« Lâcher prise, c’est comme regarder un coucher de soleil en ressentant simplement ce que cela éveil en nous. Se placer en observateur sans commentaires intérieures ni analyses. Se laisser totalement envahir par l’image qui vient à nous. Accueillir l’émotion ou la sensation sans faire intervenir le mental. Laisser cela être et l’accueillir en silence. Ressentir sans nourrir de pensées, laisser les pensées s’envoler d’elles mêmes sans essayer de les chasser.

Lâcher prise, c’est comme ce merveilleux instant lorsqu’on arrive dans la chambre d’hôtel pour les vacances et que l’on pose enfin les valises. On goûte simplement la joie de l’instant et on est totalement disponible à la nouveauté et à la découverte. Alors posons à chaque instant nos valises que l’on porte depuis si longtemps et apprécions cet instant. Si on a des choses à régler, prenons un moment pour réfléchir à la meilleure façon d’agir et passons à l’action lorsque le moment est venu. La vie se charge de nous mettre en situation lorsque le moment opportun d’agir se présente. En dehors du moment de la réflexion et de l’action laissons cela de côté et n’y pensons plus. Sinon, on ne fait qu’entretenir et nourrir une activité mentale qui nous éloigne du moment présent et cela peut créer en nous un climat d’anxiété, de nervosité ou d’impatience.

Lâcher prise c’est permettre à tout ce qui est présent à l’instant, d’être là, sans résistance aucune. C’est accepter la réalité de l’instant présent en état intérieur de non-résistance. C’est aller avec le mouvement de la vie, comme dans certains arts martiaux où l’on utilise la force de l’autre pour ne pas se laisser déstabiliser. Cela n’empêche en aucun cas d’entreprendre une action lorsque cela s’avère nécessaire. Simplement cette action ne sera pas menée en réaction à quelque chose ou à quelqu’un et sera dénuée de toute négativité. A travers le lâcher prise, la paix intérieure émerge du plus profond de nous même, rayonne à travers nous et c’est tout notre environnement qui entre en résonance avec cette paix. »

Lâcher prise face à la souffrance :

Tout ce que fait l’être humain est fait dans le but d’être heureux. Directement ou indirectement. Même si votre travail ne vous plaît pas, vous le faites dans le but de gagner de l’argent et ainsi pouvoir entre autre vous payer des choses qui vous font plaisir. L’humain recherche par tous les moyens le bonheur et tente par tous les moyens d’échapper à la souffrance. C’est bien normal, qui aime souffrir ? A part ceux qui y trouvent du plaisir et dans ce cas ils ressentent le bonheur dans cette souffrance. C’est pour cette raison que c’est très difficile d’accepter la souffrance. Même si vous cherchez à la fuir ou à l’étouffer, vous n’y arrivez pas, elle est toujours présente même si vous la masquez. Si vous souhaitez la dépasser, il vous faut y faire face en acceptant de la ressentir. Ressentez là et observez ce que vous ressentez sans analyser, sans vous laisser entrainer par le mental vers les circonstances qui ont déclenché cette souffrance. Si des pensées viennent, laissez-les être là sans les nourrir, sans vous attacher à elles et reportez votre attention sur le corps. Restez présent à tout ce que vous ressentez. Le fait d’observer, va vous permettre d’être détaché. Lorsqu’on est observateur, il se crée automatiquement une distance entre l’observateur et le sujet observé ( la souffrance ). On n’est plus à ce moment là identifié à cette souffrance et on perçoit cela comme une création que l’on crée soi-même à chaque instant et que l’on maintient en vie par l’énergie qu’on lui insuffle au moyen de la pensée. Autorisez-vous maintenant à lâcher prise, ne la nourrissez plus de vos pensées, ne lui insuffler plus d’énergie, laissez cela se dissoudre en étant simplement une présence témoin. L’obscurité ne résiste pas longtemps à la lumière de la présence.


Ce qu’il convient également d’accepter lorsque l’on souffre, c’est la réalité de l’instant présent. Pourquoi est-ce que l’on souffre la plupart du temps ? Parce que la réalité de ce que l’on vit a changé et qu’on a du mal à accepter cette réalité, on s’accroche au passé et aux souvenirs. Ou alors notre réalité ne change pas et on voudrait tellement que cela change en se projetant dans le futur. Accepter la réalité, c’est accepter les changements qui se sont produits ou pas dans notre vie et ensuite regarder si l’on peut améliorer la situation. Lâcher prise c’est accepter la réalité de l’instant présent afin d’être et d’agir sans le poids du passé et du futur. A ce moment là, la vie coule librement à travers nous pour permettre d’exprimer au mieux notre véritable nature.

Accepter est le premier pas vers le lâcher prise.

Source du texe:

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